Vive les vacances
Difficile de trouver des créneaux pour faire mes heures de vol, le travail et la météo se servant largement dans ma petite réserve de temps libre, ces derniers mois. À tel point qu’il m’a fallu attendre le tout début de mes vacances d’été pour remettre les pieds dans un panier.
Rendez-vous au local du club à 5h. Eh oui, en cette saison, le soleil se lève tôt (à 5h20 aujourd’hui) et il fait vite trop chaud pour le ballon. Ce matin, à 5h15, le thermomètre accuse 21°C en pleine campagne… La météo annonce des averses orageuses pour 9h, mais à cette heure-là, le ballon sera déjà rangé. Par ailleurs, tout semble clément dehors, à part la chaleur.
Combien en prendrez-vous ?
Comme le rappelle une plaque fixée dans la nacelle, il faut se référer à la courbe de charge avant chaque vol, pour vérifier le poids que l’on peut embarquer, en fonction de la température au sol. (Au fait, il manque un 1 aux températures affichées sur la plaque…)
Nous sommes trois à voler, Luc, notre instructeur, Arnaud et moi. Il faut donc voir si notre nouveau ballon école (qui n’a pas encore de nom) peut enlever environ 270 Kg, lorsqu’il fait 21°C au sol. Les constructeurs livrent, avec leur ballon, une courbe qui leur est propre (notamment en fonction de leur taille). Voici celle du nouveau ballon école :
Suivez mon doigt, comme sur l’exemple 1 noté sur la feuille : je le mets sur l’axe horizontal, au niveau de la température du jour — 20° —, je le monte jusqu’à ce qu’il croise la ligne correspondant à l’altitude du terrain de décollage (350 m, dans les 1000 ft), et je regarde à quelle hauteur il est sur l’axe de la force ascensionnelle, en l’occurrence aux alentours de 15.
Ensuite, on se reporte au tableau de la capacité de levage, où l’on s’aperçoit que 15 correspond à 544 Kg. Le ballon a une masse à vide de 352 Kg, qu’il faut retrancher du poids total qu’il peut enlever ; il reste donc 544-352=192 Kg de charge utile, c’est-à-dire pas assez. Que faire ? Voler en laissant l’instructeur au sol, se télétransporter de 2 000 Km vers le nord, ou prendre un autre ballon ? Comme on n’est pas drôle, on regarde si l’Arlequin, gros bébé de 3 000 m³, peut satisfaire nos besoins.
Alors, votre avis, sachant que, sur ce tableau, le poids a vide est déjà soustrait ?…
C’est parti !
Le ballon d’hélium qu’on lâche va tranquillement au NE ; décoller de Bessoncourt est une idée. Avant de partir, je demande deux piles LR6 à Luc, m’étant naturellement aperçu en me rendant au local que celles de mon GPS sont finies. Il est 5h25, on attelle la remorque, et on file à notre terrain de décollage.
Arnaud a déjà fait un vol, c’est donc moi qui fait le pilote aujourd’hui.
Voilà la trace GPS de mon premier vol :
Elle suit bien la route , n’est-ce pas ?… Pour savoir pourquoi, demandez à la corde de couronne, si vous la trouvez.
Titre vide
Après avoir monté le brûleur sur la nacelle, accroché le ballon, commencé à ventiler celui-ci tout en le déroulant, on s’est aperçu que la fameuse corde manquait à l’appel. Impossible de partir sans : elle sert à maintenir le ballon dans le lit du vent au gonflage, et à le coucher proprement à l’atterrissage. On suppose qu’elle a été mise de côté la dernière fois que le ballon a volé, il y a une semaine, pour on ne sait quelle raison…
Après une bonne suée à brasser et ranger la peau, retour au bercail en voiture ; je rends ses piles à Luc, on ne peut pas dire que je les aie trop usées…
En tout cas, merci Geneviève, belle récup !
On fait le gaz, les essais de brûleur en ayant un peu consommé. Luc nous montre l’intérieur d’une bouteille découpée ; ça illustre ce que je disais dans le précédent article au sujet du tube plongeur, à mettre vers le bas, au gonflage, pour avoir du propane en phase liquide, plus puissant qu’en gazeuse.
Et pour finir, une photo de l’Arlequin, au moins pour qu’on l’ait vu gonflé aujourd’hui…
Prochaine leçon le 14 juillet. Suspense…
PS : à 14h, aucune trace des averses prévues. Elles ont dû tomber plus loin.





